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Huile de palme ASSEZ !!!

Agroalimentaire, produits d’hygiène, cosmétiques et désormais agrocarburant, l’huile de palme n’en finit pas de séduire les industriels… Originaire d’Afrique, le palmier à huile est cultivé en masse en Indonésie (1er producteur mondial à hauteur de 80%), qui dispose à la fois du climat et de ressources en eaux adéquate à sa culture intensive, empiétant sur des forêts vierges millénaires, faisant disparaitre à jamais une biodiversité animale et végétale unique au monde, bousculant le mode de vie des populations jusqu’alors autonomes grâce à la richesse de leur environnement.    Depuis 40 ans, les indonésiens souffrent de cet engouement pour « l’or vert »: leur traditionnel « droit à la terre », bafoué par la mondialisation et le capitalisme, se transforme en expropriations forcées pour le compte de grands groupes industriels; pendant longtemps encouragés par le gouvernement, ils ont été « invités » à reconvertir leurs terres nourricière en palmeraies, à abandonner leur mode de vie pour rejoindre les villages modernes installés au coeur des plantations; dupés par l’opportunité d’un salaire fixe à longue durée (les palmiers à huile produisent pendant une 20aine d’années), nombres d’entre-eux se retrouvent aujourd’hui dépendant des marchés locaux pour l’approvisionnement en nourriture, où les denrées de base (riz, piment, poisson, fruits) subissent une forte inflation, car de moins en moins produits sur place… En plus de la pauvreté qui augmente, de nouvelles maladies liées aux intrants chimiques utilisés dans les plantations de palmiers à huile (comme le paraquat) apparaissent et font d’innombrables victimes que la médecine traditionnelle locale ne parvient pas à soigner.

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