Reconversion de palmeraies

Stop aux monocultures, retour à la diversité !

En moins de 50 ans, les plantations de palmiers à huile recouvrent déjà la moitié de la surface de l’ile de Sumatra (7ème plus grande ile du monde, d’une superficie légèrement inférieure à celle de la France).
Des milliers d’hectares de monocultures ont remplacés l’une des biodiversités des plus riches au monde, des tourbieres ainsi que d’immenses espaces de forêts tropicales qui valaient autrefois à Sumatra le surnom de « l’ile Émeraude ».


L »implantation de ces monocultures a également privés les habitants de nombreuses ressources naturelles et gratuites dont ils dépendent au quotidien, tels que l’eau potable, des denrées alimentaires (racines, fruits et legumes sauvages, poissons, gibier), des composantes de la médecine traditionnelle, des matériaux de construction, d’artisanat…

NOUS ENCOURAGEONS ET AIDONS LES FAMILLES A RECONVERTIR LEURS PLANTATIONS DE PALMIERS A HUILE EN ESPACES DE DIVERSITÉ, AGROFORÊTS PAYSANNES ET POLYCULTURES VIVRIÈRES,
AFIN QU’ILS RETROUVENT AUTONOMIE ET SÉCURITÉ ALIMENTAIRE, DIVERSIFIENT LEUR SOURCES DE REVENU ET FAVORISENT LE RENOUVELLEMENT DU COUVERT FORESTIER, DE LA BIODIVERSITÉ ET DES RESSOURCES NATURELLES.

DÉVELOPPEMENT D’ALTERNATIVES AU PALMIER A HUILE

Phase 1 : rencontre des communautés dans les villages, informations, sensibilisation, débats et discussions sur les cultures de palmier à huile et leurs impacts environnementaux et sociaux ;
Phase 2 : définitions des attentes et des besoins, propositions et explications des alternatives envisageables ;
Phase 3 : visite des terrains des personnes intéressées, état des lieux, prise de données, inventaire sommaire faune & flore ;
Phase 4 :  accord partenariat, liste d’espèces d’arbres voulues, signature du contrat et des conditions ;
Phase 5 : aide à la préparation du terrain
Phase 6 : apport des plantes jusqu’aux villages, plantation

Abattage de palmiers :

Les terrains concernés :
– plantations de palmier à huile, peu importe l’âge des arbres
– plantations d’hévéas malades (champignon parasite racinaire entraîne la mort des arbres)
– aires de cultures nourricières où les arbres manquent
Spécificités : terrains aux abords du Parc National font l’objet d’une gestion spécifique (voir Restauration et reforestation aux abords et dans le PNGL)

Techniques et méthode :
– Palmeraie : abattage / déracinement des palmiers ; les feuilles servent d’aliment aux vaches; plantation des jeunes arbres et repérage avec un stick de bambou, plantation de végétaux rapidement productifs (bananier, papayer, piments…) et semis de céréales ou culture de légumes simultanés.
– Plantation d’hévéa : si besoin défrichage partiel de la parcelle (accès, sentier et périmètre pour l’emplacement des nouveaux arbres) afin de conserver un maximum de végétation spontanée; implantation des nouveaux arbres, repérage avec un stick de bambou.
– Rizière, zone de maraîchage et autres espaces de cultures peu arborée : au cas par cas

Les espèces replantées :
– minimum 5 espèces d’arbres / hectare
– priorité aux espèces locales
– Arbres fruitiers, arbres utiles (construction, résine…), légumes, céréales (riz, maïs), plantes comestibles, utiles et médicinales.

Arrivage d’arbres et plantation :

 

3 buts principaux supportent ce projet de reconversion des palmeraies :

  • Développer des alternatives économiques aux monocultures de palmier à huile, dont l’agriculture intensive, en plus d’être une menace pour l’environnement et la biodiversité, prive les populations locales de ses ressources naturelles, les détourne de l’agriculture vivrière traditionnelle, les expose à plus d’insécurité alimentaire et sanitaire et les rend dépendant des prix boursiers.
  • Améliorer les moyens et conditions de vie des familles, l’agroforesterie permettant une certaine autosuffisance alimentaire et la consommation de produits sains dont on maîtrise tous les aspects de la production, plus d’autonomie par la multiplication et la diversification des ressources naturelles produites et la création de nouvelles sources de revenus.
  • Participer à la restauration écologique du territoire sur différents sites (abords de villages, parcelles incluse dans une plantation +/- plus éloignées des villages et abords de forêts secondaires et primaires) par la sauvegarde et le renouvellement de la diversité végétale, la restauration de zones forestières créatrice de ressources naturelles vitales, favorables au repeuplement de la faune locale dont nombre d’espèces sont en grave danger de disparition, le tout contribuant au rééquilibre de l’écosystème durement atteint par la déforestation et les monocultures.

 

Soutenez nos actions en adhérant à l’association et/ou en parrainant des arbres ! (toutes les infos sur la page Participer)